Spécialiste du développement international de PME à l’étranger dans le domaine des télécommunications et des TICS, elle a été un « cost killer » avant de s’intéresser aux achats responsables et, plus généralement, à la RSE. La gestion des déchets et « l’éco-conception » ont été des moteurs pour évoluer et se tourner vers une approche différente… Elle aide désormais les entreprises à réduire leurs dépenses en maintenant la qualité des prestations par le biais d’un partenariat « gagnant- gagnant »: pas d’économies, pas d’honoraires.
Son exposé montra que des sources de profits se cachent dans les PME, au-delà du classique poste des achats. D’autres familles d’achats existent, permettant de faire des économies, mais l’enjeu réside dans la difficulté de les mesurer et de les faire admettre par les chefs d’entreprise. C’est tout le challenge du travail de Marion Aquino et, en général, de la question de la « profitabilité » du Développement Durable…
Elle s’est appuyé sur un schéma original où elle a mis en parallèle le triptyque habituel de la RSE avec les trois cercles : social – économie – environnement avec un autre triptyque autour du profit composé des ressources, des pertes et des coûts et fait les corrélations permettant d’étayer sa réflexion.
Des pistes ont été débattues lors de la soirée, comme la notion d’éthique durable concrétisée dans la relation de confiance qu’il faut créer entre donneur d’ordre et fournisseur, comme les « ressources humaines », qui doivent permettre un enrichissement mutuel, plutôt que le gâchis du « turn over » etc…Plusieurs responsables de société, dont des membres du CJD ont exposé leurs méthodes pour trouver un équilibre entre Développement Durable et rentabilité.
Ces échanges d’expériences et de vues furent l’occasion de faire une sorte de tour d’horizon des contraintes et des opportunités de plusieurs secteurs industriels telle l’imprimerie, l’automobile, le matériel solaire.
Ethicum propose d’approfondir la question des déchets des nouvelles techniques de l’information le 6 avril prochain, en partenariat avec Skema Business School, lors de son forum de printemps.
]]>Objectivement comparé à des attributions encore pratiquées du « treizième mois » (4 semaines) voir plus on pourrait s’étonner de cette joie mais c’est sans doute symptomatique du monde où nous vivons où une distribution de « dividendes » aux… salariés semble un extra-ordinaire tandis que nous sommes habitués à des distributions massives de dividendes aux actionnaires des grands groupes ou de bonus faramineux à des traders ou encore de stock-options à des managers de groupe bien installés alors qu’à l’origine les stocks options étaient une incitation (incentive) pour attirer des « cadres à haut potentiel » dans des entreprises naissantes (start-ups) dont l’avenir était aléatoire et qui n’étaient pas en mesure de les payer d’entrée à leur juste compétence réelle ou supposée.
Il faut remarquer qu’il ne s’agit pas d’une augmentation de salaire durable mais d’une prime ponctuelle, mais ne la minimisons pas pour autant.
Nous allons débattre du profit et de la RSE, lundi 21 mars, lors de la réunion de l’EthiClub Sophia et cet exemple tombe à pic, pour alimenter la réflexion…
Quelle est cette société britannique ? Il s’agit de John Lewis Partnership qui exploite 23 grands magasins, 223 supermarchés et 69 000 salariés au Royaume-Uni. Elle n’est pas côté en Bourse. Les employés sont les actionnaires via un fonctionnement en coopérative de travail, créée au siècle dernier par un visionnaire, John Spedan Lewis.
Discrète, cette coopérative est non seulement très performante, mais elle accrédite la théorie de certains sociologues ou économistes qui souhaitent la suppression de la Bourse.
Les PME qui naviguent entre exigence de Développement plus durable, désir d’être un acteur socialement responsable tout en dégageant assez de profit pour se maintenir « à flots », pourraient s’inspirer de ce modèle.
Une autre voie dans le lent cheminement vers la RSE ?
Philippe Caner
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